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jeudi, 30 novembre 2017

L'oeil du 20 heures : SOUS TRAITANCE - LA FACE CACHEE DE LA POSTE

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Retrouvez, ci-dessous, la transcription du reportage de France 2 sur la sous-traitance à la Poste, diffusé dans le journal de 20 heures du 28 novembre 2017. Vous pouvez aussi voir la vidéo en cliquant sur l'image ci-dessus.

En Île-de-France, 75% de la livraison de colis est sous-traitée selon les syndicats de la Poste. Deux d’entre eux, Sud et la CGT portent plainte contre la Poste pour prêt illicite de main d’oeuvre et marchandage. Nous nous sommes fait embaucher comme livreur Colissimo pendant une semaine. Ce que nous avons découvert nous a sidéré. Nous avons travaillé sans contrat et sans rémunération.

Sur le parking d'un centre de tri en région parisienne, les camions jaunes de la Poste ont été remplacés par des camions blancs, ceux des sous-traitants. Pour être embauché, nous nous rendons devant l'entrepôt. Trente minutes plus tard, un employé d’une entreprise sous-traitante se présente. Pas besoin de CV, l’entretien d’embauche dure deux minutes.

60 centimes d'euros par colis

Le lendemain, six heures du matin, j’arrive au centre de tri. Je reçois ma tenue, un scanner et on me met au travail. Je n’ai pourtant signé aucun contrat. J’ai environ 150 colis à livrer. Je vais travailler dix heures, sans aucune pause. Je comprends que je serai rémunéré 60 centimes par colis livré, ce qui est illégal.

Je dois travailler six jours sur sept, livrer en moyenne 2 500 colis par mois. Selon mon estimation à 60 centimes d’euros par colis, je gagnerai 1 500 euros net mensuel. Et l’entreprise sous-traitante qui m’emploie, combien gagne-t-elle ? Nous avons obtenu le contrat d’un autre sous-traitant, voici les conditions fixées par la Poste à ce prestataire : 1,47 euros par colis livré et en cas de retard de distribution, 4,36 euros de pénalité par jour et par colis.

153 colis à livrer dans la journée

Pour Thierry Lagoutte, syndicaliste SUD-PTT, livreur employé par la Poste, ces tarifs entraînent les mauvaises conditions de travail dans les entreprises sous-traitantes : "Les colis sont payés très très bas et donc si les sous-traitants veulent avoir un salaire correct et une masse financière suffisante, ils sont obligés de livrer beaucoup plus de colis."

Je continue ma vie de livreur. Il est 5 heures du matin, j’entame mon cinquième jour. Sur ma feuille de route, j’ai 153 colis à livrer. J’apprends que je ne serai pas rémunéré pour ces heures de travail. Mon employeur considère que je suis en formation. Elle devrait pourtant m’être payée. Et dans le centre de tri, je découvre que je ne suis pas le seul.

A plusieurs reprises, j’appelle le patron de l’entreprise sous-traitante qui m’emploie. Pas de réponse. Je parle de ma situation à un responsable du centre de tri de la Poste : "Vous, vous travaillez pour un prestataire de la Poste donc en fait votre patron c’est pas moi, moi je suis votre client. Votre paye, ça ne me concerne pas."

Je constate pourtant que la Poste a bien exercé à plusieurs reprises son autorité sur les employés des sous-traitants, en contrôlant leur travail, en leur donnant directement des consignes. En 2013, les liens entre les employés des sous-traitants et la Poste ont fait l’objet d’un rapport de l’inspection du travail. Elle souligne : "Nous avons pu constater la présence de plusieurs indices concordants susceptible de caractériser l’infraction de fourniture illégale de main d’oeuvre dans un but lucratif ainsi que le délit de marchandage".

Deux notions bien connues de Fiodor Rilov, avocat spécialisé en droit du travail :"Le recours à des entreprises de prestations de services pour en réalité diminuer le coût du travail et surtout échapper à sa responsabilité de patron en tant qu’employeur, est une méthode qui est d’ailleurs normalement interdite."

Nous avons sollicité la Poste sur ces questions, elle nous a fait parvenir ce mail : "La sous-traitance est indispensable dans ce secteur d’activité en raison de la grande variation des volumes de colis (...) La Poste veille à ce qu’elle soit organisée en parfaite application des règles légales".

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mercredi, 29 novembre 2017

Au travail, comme dans la vie, SEXISME et VIOLENCE, CA SUFFIT !

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Depuis peu, la parole des femmes se libère enfin. Elles témoignent des violences sexuelles qu'elles ont subies. Ces témoignages ne doivent pas rester sans suite. Le projet de loi annoncé par le gouvernement doit contenir de vraies mesures pour lutter contre les violences, en particulier, celles qui se produisent au travail.

Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par les femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d'entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes. Ils conduisent à nier le professionalisme des femmes en les considérant d'abord comme des femmes avant de les traiter comme des collègues...

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Pourtant, ces comportements, isolés ou répétés, peuvent être caractérisés comme relevant de la "simple séduction", du harcèlement ou de l'agression !

Cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder à l'affiche.

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Racisme ordinaire au travail : CES MOTS QUI FONT MAL !

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Propos entendus dans un bureau du Maine & Loire, à propos d’un intérimaire dont un collègue ne se rappelait pas le prénom : « Appelle le Mohamed. De toute façon, ce sont tous des Mohamed » !

Autre propos, dans la bouche d’un directeur : « Il vaudrait mieux éviter de nommer des personnes de couleur en milieu rural ; ce serait les mettre en difficulté ; Les populations sont méfiantes ».

Ces propos vous choquent ? Et pourtant, systématiquement, face aux réactions indignées - quand il y en a - l’entreprise minimise, « calme le jeu », temporise… pour finalement passer à autre chose. Sont invoquées tour à tour, la maladresse, la blague lourde, la tradition - « c’est une expression ancienne » - pour dédouaner l’auteur des propos et ne pas prendre position...

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mardi, 26 septembre 2017

Article Presse loi travail XXL : " Une véritable catastrophe pour les droits des femmes "

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Pour la syndicaliste, responsable du collectif femmes-mixité de la CGT, les ordonnances rayent tous les outils inscrits dans le Code du travail en faveur de l’égalité femmes-hommes...

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mercredi, 06 septembre 2017

Manifester le 12 septembre ? LISEZ L'ARTICLE DU MONDE DIPLOMATIQUE : " L'enfer du miracle allemand "... VOUS SAUREZ POURQUOI NOUS DEVONS NOUS MOBILISER !

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Le 12 septembre 2017,

la CGT appelle à la grève et à la manifestation

pour contrer les ordonnances " Macron " (ou loi travail XXL).

-o-

Cette loi de destruction des protections collectives des salariés ne vient pas de nulle part.

M. MACRON s'est largement inspiré des lois HARTZ IV, portées, en Allemagne, par le gouvernement SCHRODER entre 2003 et 2005.

Cet article du Monde Diplomatique expose les conséquences concrètes de ces lois pour les salariés et les privés d'emploi allemands et fait le lien avec notre actualité française.

Nous ne pouvons pas accepter de laisser passer une telle régression sociale !

Nous devons réagir ! Et fort !

LE 12 SEPTEMBRE

TOUTES & TOUS EN GREVE

ET DANS LA RUE !

(à ANGERS, CHOLET, SAUMUR ou SEGRE à 10h30)

IMPORTANT : Contrairement à ce qui est dit dans les médias, la CGT n'est pas seule dans ce combat. Sur le MAINE & LOIRE, nous serons rejoints dans les manifestations par l'UD FO 49, SUD Solidaires, la FSU et la CFTC 49.

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mercredi, 16 août 2017

Réforme du droit du travail : LE 12 SEPTEMBRE - TOUTES et TOUS MOBILISES !

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Au prétexte de réaliser 4,5 milliards d’économie, c’est une véritable cure d’austérité qui se dessine pour les salariés : augmentation de la CSG avec des conséquences directes sur le pouvoir d’achat, gel du point d’indice pour les fonctionnaires, rétablissement du jour de carence, suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, coupes sombres sur de nombreux budgets, baisse de l’APL …

Dans le même temps, c’est toujours plus de cadeaux pour le patronat...

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jeudi, 13 juillet 2017

Code et droit du travail : IMPOSONS NOS EXIGENCES DE PROGRES SOCIAL

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A grand renfort d'ordonnances, le nouveau pouvoir prévoit une loi qui va amplifier la déconstruction du code du travail entamée par la loi EL KHOMRI.

LA CGT DIT NON A LA REGRESSION SOCIALE !

Monsieur Macron, ce n’est pas le Code du travail qui est responsable des 6 millions de demandeurs d’emploi.
Monsieur Macron, abaisser les droits des salariés ne favorise pas la reprise de l’économie, mais affecte au contraire la productivité et au bout du compte nuit à l’investissement et l’innovation.

Ni votre diagnostic, ni vos ordonnances ne répondent aux urgences économiques et sociales.

Pour la CGT, il faut entendre les besoins des femmes et des hommes qui créent les richesses dans ce pays.

LA CGT APPELLE L'ENSEMBLE DES SALARIE-ES et CITOYEN-NES A SE MOBILISER

LE 12 SEPTEMBRE 2017

DANS LA GREVE ET DANS L'ACTION !

Cliquez sur l'image pour accéder au tract complet.

 

PS : Vous pouvez retrouver un dossier complet " décryptage : Les détails de la loi travail XXL et des ordonnances " sur le site www.ugict.cgt.fr/articles/references/decryptage-tout-savoir-sur-la-loi-travail-xxl-et-les-ordonnances